Masters of Light, Lee Filters, deliver us their new website
Since a long time now Lee Filters are providing some tools helping us to choose the right gels for our lighting design, light correction, diffusion, etc.
Today I discovered that they had completely rebuild their website. The lighting part (which interests me the most), is now really efficient and visual. They are providing new ergonomic tools, like Mired Shift calculator, a Gel Comparator and of course the Common gel swatch. Far ahead the other constructors Lee deliver us the most efficient and visual website to choose, compare and analyze gels for lighting. Thanks a lot to them for this !
The colour informations and spectral chart © Lee Filters
This year, Lee Filters also have extended their range by adding to their catalog the new LED filters. Especially designed for SSL (Solid State Light) and their high color temperature (from 6000K to 7000K). At this time, there is around 20 colour gels (CL - Cool Light range) and 4 CTO conversion filters (7000K, 6200K, 5550K and 5000K).
A sample from the new Colours LED Filters © Lee Filters
Diffusion filters © Lee Filter
Technical Filters © Lee Filters
Have a look on this new website, you won’t regret it ! Lee Filters website
Please note, that I have absolutely no interest or direct link to this company, except that I am using their products continuously.
Amis techniciens, ceci vous concerne !
Une pétition importante lancée par l’ADC concernant l’extension de la convention collective API, à signer sans plus attendre !
Honda Surface, épisode 1 - Behind the scene…
Extrait du storyboard © Band Originale
Tourné entre mai et juillet 2012, Montpellier et Paris, voici le film Honda Surface - épisode 1 produit et réalisé par Band Originale. Je l’avais évoqué dans un de mes précédents billets sans pouvoir vraiment vous montrer d’images ni vous en dire énormément. L’exercice était périlleux, fatigant, mais très amusant et follement agréable !
On-set, pendant la préparation du tournage
Nous devions tourner en équipe réduite avec deux caméras Red Epic; Thomas à la caméra B, tandis que j’opérai la caméra A. En lumière, j’ai alterné diffèrent type de sources: PAR64, poursuite HMI, Cinepar HMI, fresnels HMI et tungstène, et panneaux LED (des sources «The Light»; qualitatives, avec un très bon rendu de couleur et un réglage précis de la température ainsi que de la correction plus/minus green… j’y reviendrai); et même des feux de détresse; d’une couleur rouge/rosé parfaitement adaptée à l’univers Supercross… plus quelques autres petites bricoles. Les puissances s’étalaient de 250W à 2500W max (pour des questions de budget principalement).
Nous avions défini en prépa que chaque catégorie de moto possèderait un univers coloré, accordé aux “codes” de ce dernier, ainsi qu’à la moto. J’ai alors opté pour la série de gels suivante :
Light Amber L102 / Slate Blue L161 - Roadster,
Lime Green L088 / Fushia Pink L345 - Supercross,
Light Amber L102 / Red/Pink - Supermotar

Choix des gélatines en prépa avec nuancier Lee et via l’app Gel Swatch
Pour le Supermotar et Supercross, ce fut essentiellement des sources tungstène colorées. Parfois organisés en cluster, ou directement sur structures au sol et/ou sur pont. Le Roadster lui fut tourné au crépuscule et de nuit, avec des sources HMI et LED (pour répondre aux choix esthétiques, mais aussi aux contraintes électriques). Scooter et Superbike ont eux bénéficié d’un tournage de jour; découvrir la ville aux premières lueurs du matin; et sur circuit, qui impose un roulage en journée dans un créneau horaire spécifique; toiles, diffuseurs et réflecteurs étaient alors les meilleurs outils.
Jamais je n’ai eu besoin de recourir au HDRx de la caméra. La latitude est si vaste que même des les forts contre jours les noirs étaient riche en détails, et les hautes lumières parfaitement conservées.
Les repérages à Montpellier
Pour ce qui est du grip, j’ai fait développer deux plaques de support caméra: une qui nous servirait pour les déports avant de la moto (Supermotar), et une autre qui nous permettrait de positionner la caméra en retrait du réservoir (Superbike et Roadster). L’usinage des platines c’est fait ici, à Grenoble, chez mon habituel mécanicien de génie: Robert Coutin. Ceci nous a permis d’embarquer l’Epic et de filmer en 4K ou 5K entre 40 et 180km/h, sur circuit ou route ouverte… de grands moments !
Nous ne voulions pas recourir à d’autres caméras pour ces plans embarqués, persuadé qu’il était possible possible de le faire “simplement” avec une Epic… c’est effectivement possible; un poil compliqué, mais possible.
La supervision des effets visuels a été faite par Thomas Larocca; le montage et les effets par l’équipe de Band Originale. Le rendu final est vraiment parfait. Merci encore à toute l’équipe pour ce beau film, à Honda, et aux pilotes qui nous ont fourni une aide et une collaboration sans faille tout au long du tournage. Je vous laisse découvrir en image le résultat.
Honda Surface - Episode 1
Production / Montage / VFX . Band Originale
Réalisation . Hugo Kerr
DoP . Christophe Persoz
Musique . Noise Picture
Pilotes . Sylvain Bidart / Cédric Soubeyras / Mathieu Gines / Ludovic Devos
Moyens techniques . Band Originale / Cinesyl / The light & Kobold (via Gaël Ollier)
Happy new year… in picture
Je vous souhaites tous mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année ! Riche en aventures, rencontres et expériences. Qu’elle nous offres encore de belles images et de belles lumières !
Et pour commencer cette année en image, un aperçu mon travail…
I wish you all my best wishes for this new year ! Rich in adventures, meetings and experiences. I hope this one will give us again nice pictures and lights !
To start this new year, what a better idea that share with you an overview of my work…
Showreel 2012
Vous pouvez me contacter à l’adresse suivante, me[at]christophepersoz.com
You can still contact me by email at this address, me[at]christophepersoz.com
En suspension dans le ciel d’Icare 2012…
Merci à Ulrich Baudin et à son fils pour ce magnifique vol en mongolfière. Un grand merci également à Gérard Imburchia et à toute l’équipe de Vol Libre pour l’organisation de l’évènement.
Vol de caméras numériques à L’ENS Louis Lumière
Un vol important a eu lieu la semaine dernière au sein de l’ENS Louis Lumière. L’ensemble du parc caméra numérique a disparu, soit un total de 16 caméras avec un lot important d’accessoires et d’optiques. Je relaye ici l’information ainsi que la liste du matériel volé et leurs numéros de série. Le vol a eu lieu dans un local sécurisé en prélevant le matériel directement dans les caisses, ce qui a rendu la découverte du vol tardive.
Merci de divulguer largement cette information et de contacter l’école directement au +33 (0)1 84 67 00 00 si besoin.
A major theft took place last week in the ENS Louis Lumière. A total of 16 cameras, including an Arri Alexa camera S/N 3800, with their accessories and optics. I relayed this information and the list of stolen equipment with their serial numbers. The robbery took place in a secure place by taking the material directly in the cases, which made the discovery delayed.
Thank you to distribute this information widely and if required contact the school directly at +33 (0) 1 84 67 00 00.
Lien vers le fichier PDF du matériel volé pour l’imprimer et l’afficher si besoin.
The PDF file of the stolen equipment, print it and spread it as much as you can.
Lors d’un dernier tournage; en préparation pour un effet visuel (time freeze) pour la prochaine publicité Honda motorcycling, ici sur le circuit automobile LFG pour la catégorie Superbike.
Production . Band Originale
Pilote . Mathieu Gines
Supervision VFX . Thomas Larocca
1er AC . Loic Parent
Cameras . Epic-X
Machinerie . Cinesyl
Being a cinematographer for computer graphics
First of all, few weeks ago, I decided with Kelli, an American friend, to improve our skills in a foreign languages. She is learning French, and I’m still learning English… surely for the rest of my life ! That’s why, from time to time you will discover some of my articles to be in English. I hope you will enjoy them!
A few days ago, I had to move my cinematographer skills to a new world, a virtual one. I had worked in computer graphics 10 years ago, for almost a decade. Technology has been progressing since this time, and I discovered a new way for lighting a scene in 3D. Old times was more about tricks and tips trying to recreate the property of the light across a scene. Global illumination, Caustics rendering, Diffractions, Photons Energy absorbtion and emission, and much more. These improvements give you light rendering as it would appear in the real world. Thanks to these new tools, I would transpose my usual work and methodology that I have on set directly into 3D software.
As usual, I started by exploring the script (this time, it was for a web campaign) and I had some exchanges with the director. The scene took place in a modern house, by night.
I defined the atmosphere, the colors and finally, the lighting set comes up to me as it come on real set. But it was easier to do it on computer… change the colors of the furnitures, walls, etc. in just a few click…
On the light side, I could define the kind of sources, color temperature in Kelvin and the power of them (in lux or candela units !). This was a new approach for me in 3D, it was not like that a few years ago…
Top view of the scene, all the lights are in yellow.
The key light was defined by a big large source, softly tinted in blue and made it resembled to the moon light. I placed it there precisely to avoid some element and give a nice composition on each take (as much as possible I try to keep my key light at the same place from take to take). Then, I defined all the practical sources which will be shut down during the take. The sequence of extinction was determined precisely. So the light composition worked well when the lights were on and off, avoiding overlap to important parts of the scene. In this case it was a bunch of candles placed on a table.
The master shoot, with practical lights on and off.
Finally, after I decided all the camera movements and the timing for each of them, then, we proceeded to the rendering of each take. After a while, we got all the RAW footages. The pictures were calculated in EXR (a 32 bits float file format), which gave me the maximum of informations for the color grading. The client required some level adjustments that we did in post-production, and I got the final grade really quickly.
After a decade, I could realize that the approach I have with the modern 3D tools is almost the same that I have everyday on set. The methodology remains the same. I can use reflector, white bounce cards, flags, and negative fill to adjust each shoot. The lights and the camera have physically the same in parameters as the real ones (f-stop, shutter angle, focal length, temperature for the film stock. For lights: power in lux or candela, temperature in Kelvin degrees, etc.) and are really easy to use… for me it was a really pleasant way to work as a cinematographer in the “new” world of computer graphics !
The rendering engine used for this film was V-Ray, and the calculation was made by RanchComputing renderfarm.
La revue The American Cinematographer est désormais disponible sur iPad et iPhone via le Kiosque d’Apple !
“De rouille et d’os”, percutant, émouvant et pictural
J’ai envie de partager avec vous le sentiment que j’ai eu en découvrant le dernier film de Jacques Audiard. J’ai toujours aimé ses films et la force qui s’en dégage, mais là, l’expérience fut de taille… Peu de réalisateurs ont selon moi cette maitrise, cette justesse.
Le travail effectué à l’image est parfaitement maitrisé, les alternances de scènes sombres et lumineuses ne lassent pas, les cadres sont justes, intenses, en parfaite adéquation avec le script, les émotions; tout comme le montage, le son, le jeu des acteurs.
Si vous ne l’avez pas encore vu je vous laisse découvrir la bande annonce ci-dessous… mais mieux encore, courrez le voir !
“De rouille et d’os”, un film de Jacques Audiard
Pour en savoir plus sur le travail à l’image et la collaboration entre Jacques Audiard et Stéphane Fontaine, AFC, je vous invite à lire l’article suivant paru sur le site de l’AFC le 18 mai dernier.
Stéphane Fontaine, parle de son travail sur “De rouille et d’os”
Ballons éclairants et fond vert grand format
L’un de mes derniers plateaux nécessitait entre autres un set sur fond vert occupant 100m2 au sol et sur une hauteur de 4m. Le temps imparti pour le pré-light était limité à 1/2 journée, pour deux plateaux, et serait suivi de deux jours de tournage, soit une durée de mise en place assez courte, qui plus est avec une équipe réduite.
Cette partie du tournage aurait lieu dans le studio Lumière 1 des Studios Rhône-Alpe Cinéma. Certes, le grill y est pratique, mais équiper un plafond de space-lights prendrait trop de temps ou nécessiterait une équipe plus importante que la production ne m’aurait pas accordée. J’ai donc choisi d’utiliser une solution par ballon éclairant Airstar.
J’avais, grâce à David Mohen, eu droit à une présentation de leurs produits à Champ-Près-Froges (lieu de leur siège social), il y a quelque mois de ça. J’avais gardé en tête que leurs solutions conviendraient pour éclairer ce type de set: lumière douce et diffuse, large, nécessitant une installation rapide avec une équipe réduite. Bingo !

J’ai eu recours à Christine Janeau pour obtenir les tableaux photométriques de leurs différents produits, et j’ai opté pour deux Tubes Hybrides d’une puissance de 6,4kW chacun (composé de 4kW tungstène et 2,4 kW HMI). Ils mesurent 5,2m de long pour un diamètre de 1,8m et délivrent 38 fc environ à 6m de haut. Le premier sera placé à 4m de distance du fond et à une hauteur de 6m, et le second à 11m du fond et une hauteur de 7-8m, limitant ainsi la puissance du flux au sol et conserver ainsi un fond vert bien exposé. Le tournage s’effectuerait avec une caméra RED Epic-X et je devrais pouvoir tourner, d’après mes calculs, à un diaph de f8.0 à 25 img/s avec une sensibilité réglée à 640 ISO.
Après une mise en place rapide avec mon chef electro et le technicien d’Airstar, le montage des deux tubes pris environ 2h et 30 minutes supplémentaire pour suspendre les ballons (pas de gonflage à l’hélium pour cette configuration).
Une fois le fond vert déplié totalement et cellule en main, j’ai parcouru la totalité de la surface utile pour vérifier les variations d’intensité de lumière reçue par le fond vert; parfait, au maximum 1/2 diaph dans les extrêmes des tubes (qui ne sera pas utilisé) et 1/3 de diaph entre les deux ballons.
Après allumage de l’Epic, tout semble parfait, le 1/3 de diaph est visible sur l’écran de contrôle. Notre superviseur des effets, Thomas Larroca, validera le résultat une fois le pré-light terminé.

Nous tournerons effectivement avec un diaph de f8.0 et aurons un fond vert parfaitement exposé. Le 6kW HMI placé à droite du plateau est là pour donner une direction lumière aux images. Il est corrigé par 1/4 CTS afin de le réchauffer légèrement, et 1/8 de minus green pour compenser la dérive de la lampe. Le tout sera équilibré avec le côté hybride HMI/Tungstène des ballons éclairants.

Le pré-light des deux plateaux fût terminé dans les temps avec un résultat parfaitement conforme à mes attentes ainsi qu’à celle du client.
À l’instar d’une image, mon blog évolue !
Nouvelle mise en page, nouvelle place aux images, plus grandes, plus libres. J’ai enfin trouvé un peu de temps pour donner la juste place aux films et aux images sur mon blog. J’espère que vous apprécierez cette nouvelle mouture !
© Christophe Persoz
Mon assiduité a été mise à mal ces derniers temps, mais je vous garanti pas mal de publications pour les mois à venir…
© Christophe Persoz
… alors bonne lecture et à bientôt !
