a cinematographer's view par Christophe Persoz

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Interviews des nommés aux César 2011

L’académie des Arts et Techniques du Cinéma a mis en place cette année, pour les César 2011, une série d’interviews pour les nommés aux différentes catégories, techniciens y compris. Je n’ai pour l’instant regardé que celles des nominations à la meilleure photographie, et je peux vous dire qu’elles sont longues et intéressantes. Un contre-pied à ce qui se fait habituellement, et une très belle initiative de l’Académie.

Nomination pour la meilleure photo aux Césars 2011

Si vous avez un peu de temps devant vous, n’hésitez pas les visionner (cliquer sur 2011, puis sur les caméras couleur or) !

Interview des nommées pour les César 2011

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  • Il y a 1 an
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Une ampoule pour bouleverser la société…

Extrait du documentaire “Prêt à jeter”

Diffusé le 15 février dernier sur Arte, “Prêt à jeter”, est un documentaire sur comment, depuis les années 1920, les industriels ont commencé à modifier leur façon de fabriquer des produits pour les rendre plus fragile et du coup accroitre la consommation. Un concept redoutable était né, l’obsolescence programmée.

Mais quel point commun avec mon blog ?
L’ampoule… aussi incroyable que cela puisse paraître, ce fut un des premiers produits à subir ce mode économique. Réduit à une durée de vie d’un maximum de 1000 heures, les ampoules à filament allaient instaurer un nouveau mode de consommation. Aujourd’hui, ces mêmes ampoules sont toujours aussi fragiles et les constructeurs/gouvernements redoubles d’arguments pour mettre en avant les technologies basses consommations (LEDs et Fluo compacte qui possèdent un IRC médiocre)…
Pourquoi ne pas inventer une ampoule de type halogène avec un filament plus solide ? Le documentaire ne répondra malheureusement pas à cette question, mais vous en posera une multitude d’autres…

Date(s) de rediffusion
Jeudi, 24. février 2011, 03h25

Réalisation . Cosima Dannoritzer
Images . Marc Martínez Sarrado
Production . Media 3.14 / Article Z
Co-production . Arte France / Télévisión Española / Télévisión de Catalunya 

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  • Il y a 1 an
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Le cinéma 3D relief, oui… mais comment et pourquoi faire ?

Jusqu’à très récemment je dois dire que j’étais peu convaincu par les projections en 3D relief, surtout face à la déferlante des studios américains. Déçu pour des questions d’immersion 3D, puisque tel est le sujet, et par le rendu final des films.

J’étais donc jusqu’à présent assez réfractaire au relief. Depuis le début du XXe siècle que le cinéma relief existe, il n’a jamais réussi à vraiment s’imposer dans les salles. Certes, Avatar a remis en selle ce format sans pour autant céder à la facilité, une nouveauté, et propose une immersion réussie dans l’univers du film, plutôt qu’un enchainement de projectiles bondissants vers les spectateurs.
Erreur que je trouve systématique en relief, l’inadéquations de l’écriture et sa mise en relief; souvent inadapté, trop infantile, trop facile.

La 3D ne devrait-elle pas être là pour nous immerger un peu plus dans l’histoire au lieu que nous en sortir finalement, et ne rien apporter de plus ?

Heureusement j’ai été surpris; bien au-delà de mes espérances. Le dernier film de Win Wenders, «Pina, Dance, dance, otherwise we are lost», est une oeuvre majeure qui marquera surement d’une pierre l’utilisation du relief au cinéma. Certes, il ne s’agissait pas d’une fiction conventionnelle, mais d’un film/docu, hommage, basé sur le travail de Pina Bausch et de sa troupe du Tanztheater du Wuppertal. L’immersion y est totale, justement dosée, le relief nous place à proximité des danseurs pour un spectacle et un hommage individuel à la mémoire de Pina Bausch.

© Hanway Films

La présence des corps en mouvement est incroyable, et on ne pouvait imaginer meilleur moyen technique pour restituer la splendeur des chorégraphies conçues et imaginées par Pina Bausch en collaboration avec les membres de sa troupe.

© Hanway Films

Les mouvements de la caméra accompagnent les danseurs dans ce ballet incessant. Filmé entièrement en HD avec des caméras possédant un capteur 2/3” (Sony HDC1500 et Sony HDC-P1 pour les plans au Steadycam), en courte focale, la profondeur de champ n’est plus aussi réduite qu’elle l’aurait été en 35mm. Et c’est la toute la différence, la faible profondeur de champ apporté par les grands capteurs (RED One, F35, F3, Alexa, etc.) et le 35mm n’est plus aussi présente ici.
Selon moi, la séparation des plans amenés par une faible profondeur de champ est utile en 2D, mais plus en relief. C’est un artifice qui nous permet de séparer les plans et recréer la profondeur qui nous manque tant sur le support de projection 2D qu’est l’écran. Le fait de revenir, en projection relief, à de plus grandes profondeurs de champ nous rapproche de notre vision, et l’effet est alors plus fin, plus subtil, saisissant de réalisme et ça marche ! Une réelle proximité s’installe alors entre spectateur et danseur.

© Hanway Films

Photographié par Hélène Louvart, ASC, le film a été tourné avec des optiques DigiPrimes 10mm, 14mm et 20mm suite à des tests poussés. Le stéréographe du film, personne essentielle au bon déroulement du tournage d’un film en relief, n’est autre que Alain Derobe, ASC/UP3D, pionnier du cinéma en relief en Europe. Je vous invite d’ailleurs à visiter son site, riche en renseignements sur la captation et le tournage en relief.

© Hanway Films

Win Wenders nous livre sur son site une série de questions/réponses sur le tournage et la préparation du film, c’est ici (en anglais uniquement).

Bande annonce du film Pina by Wim Wenders

Pour conclure, il est clair que le relief à un avenir; encore faut-il que l’écriture, et la mise en image soient parfaites pour immerger le spectateur dans le film et l’histoire avec subtilité et habileté…

Le site officiel du film, http://www.pina-film.de/en/, en anglais et allemand.

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    • #technologie
  • Il y a 1 an
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“De rouille et d’os”, percutant, émouvant et pictural

J’ai envie de partager avec vous le sentiment que j’ai eu en découvrant le dernier film de Jacques Audiard. J’ai toujours aimé ses films et la force qui s’en dégage, mais là, l’expérience fut de taille… Peu de réalisateurs ont selon moi cette maitrise, cette justesse.

Le travail effectué à l’image est parfaitement maitrisé, les alternances de scènes sombres et lumineuses ne lassent pas, les cadres sont justes, intenses, en parfaite adéquation avec le script, les émotions; tout comme le montage, le son, le jeu des acteurs.

Si vous ne l’avez pas encore vu je vous laisse découvrir la bande annonce ci-dessous… mais mieux encore, courrez le voir !

“De rouille et d’os”, un film de Jacques Audiard

Pour en savoir plus sur le travail à l’image et la collaboration entre Jacques Audiard et Stéphane Fontaine, AFC, je vous invite à lire l’article suivant paru sur le site de l’AFC le 18 mai dernier.
Stéphane Fontaine, parle de son travail sur “De rouille et d’os”

    • #film
  • Il y a 1 semaine
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